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Dans le contexte du changement climatique, de la pollution atmosphérique et de la forte dépendance au pétrole, les transports, qui comprennent le trafic de passagers et de marchandises, doivent subir une transformation radicale.
Si les progrès technologiques, tels que l'électrification, sont prometteurs, ils ne suffisent pas. La véritable durabilité repose à la fois sur l'innovation et sur un engagement sincère en faveur de politiques de suffisance, tout en s'attaquant aux inégalités sociales.
Bien que des efforts technologiques considérables aient été déployés à l'échelle mondiale, c'est le facteur de la demande qui recèle le plus grand potentiel de réduction des émissions liées à la mobilité.
Malgré les progrès réalisés au milieu du XXe siècle en matière de vitesse de transport,
la durée moyenne des trajets quotidiens, environ une heure, n'a pas diminué. Au contraire, les distances parcourues et les vitesses de déplacement ont augmenté proportionnellement, entraînant une hausse des émissions de CO2.
Pour réduire la demande en matière de transport, nous devons repenser nos habitudes de déplacement, la fréquence de nos trajets, nos préférences en matière de vitesse et dépasser le stade des sociétés dépendantes des voitures ou des avions. Cette transition implique également l'adoption de pratiques d'approvisionnement localisées.
Les politiques de suffisance ont le potentiel de réduire la consommation d'énergie d'environ 50 % par rapport aux tendances actuelles.
Ces politiques peuvent prendre différentes formes, telles que dimensionnelles (réduction du poids des véhicules), collaboratives (covoiturage), organisationnelles (aménagement du territoire, télétravail) ou liées à l'utilisation (réduction de la vitesse).
Le saviez-vous ?
On estime que les émissions de CO2 dans les zones suburbaines françaises pourraient baisser de 21 % à 60 % d'ici 2026 grâce au développement
du vélo et du covoiturage.
Le saviez-vous ?
Selon l'ADEME, les trains sont 8 fois moins polluants que les voitures à moteur à combustion et 14 fois moins polluants que les avions, par personne et par kilomètre.
Promouvoir la marche et l'intermodalité, investir dans des infrastructures cyclables solides et améliorer les transports publics sont des mesures essentielles pour parvenir à une mobilité durable. En France, 9 trajets sur 10 pour se rendre au travail et en revenir sont effectués en voiture avec un seul occupant, ce qui souligne également le potentiel du covoiturage.
De plus, dans les zones non urbaines, les options de mobilité durable sont souvent inaccessibles. En France, 55 % des citoyens n'ont pas accès à des moyens de transport adéquats au quotidien en raison de l'insuffisance ou de l'inexistence des transports publics. Le développement d'infrastructures de mobilité durable doit également être une priorité dans les pays en développement.
Valeurs exprimées en g CO2e émis par personne en France. Comprend les émissions directes, la construction des véhicules (fabrication, entretien et fin de vie) ainsi que la production et la distribution de carburant et d'électricité. La construction d'infrastructures (routes, voies ferrées, aéroports, etc.) n'est pas incluse.
Il est essentiel de réduire la dépendance au pétrole en passant à des sources d'énergie à faible teneur en carbone pour le transport de passagers et de marchandises. La pollution causée par les particules fines et autres polluants atmosphériques présente des risques importants pour la santé publique, contribuant aux maladies cardiovasculaires, à l'asthme et au cancer, et causant 48 000 décès par an en France.
Si l'électrification du parc automobile est prometteuse, des défis subsistent en ce qui concerne la disponibilité des infrastructures de recharge et l'approvisionnement en métaux rares nécessaires à la fabrication des batteries.
Le secteur du fret doit également se transformer, avec des solutions existantes telles que le transport fluvial et ferroviaire, l'optimisation des circuits logistiques et la promotion de modes de transport à faible émission de carbone pour le dernier kilomètre.